« Psy » recouvre quatre métiers, des formations sans rapport entre elles et des méthodes qui n'ont pas le même niveau de preuve. Autant dire d'où vient la mienne, et ce que cela change une fois la porte refermée.

La confusion est entretenue par la langue courante, qui met tout le monde dans le même sac. Or ces quatre appellations ne recouvrent ni la même formation, ni le même exercice, et deux d'entre elles seulement sont protégées par la loi.
Titre protégé par la loi du 25 juillet 1985. Il suppose un cursus universitaire complet de psychologie et l'enregistrement du diplôme auprès de l'Agence régionale de santé, qui délivre un numéro d'identification vérifiable. Le psychologue évalue et traite, mais ne prescrit pas.
Un médecin, spécialisé en psychiatrie. Il pose des diagnostics médicaux, prescrit des traitements et ses consultations sont remboursées par l'Assurance Maladie. C'est le seul des quatre à pouvoir prescrire.
Titre également protégé depuis 2010, sous condition d'une formation en psychopathologie clinique et d'une inscription au registre national. Il désigne une pratique, non un métier d'origine : médecins et psychologues peuvent y accéder.
Le mot n'est protégé par aucun texte : il ne correspond ni à un diplôme d'État, ni à un enregistrement obligatoire. La légitimité repose sur l'appartenance à une société de psychanalyse, ce qui relève d'une reconnaissance entre pairs, pas d'une garantie publique.
Le master de psychologie mène à des métiers qui n'ont presque rien en commun : psychologie du travail, psychologie scolaire, psychologie sociale, neuropsychologie. Toutes ces spécialisations ouvrent droit au même titre de psychologue. Une seule forme à l'évaluation et au traitement des troubles psychiques chez des personnes qui consultent pour en souffrir : la psychologie clinique.
C'est la mienne, et ce n'est pas une nuance de vocabulaire. Elle détermine ce que je suis formé à reconnaître et à prendre en charge, une dépression sévère, un état de stress post-traumatique, un trouble obsessionnel, un trouble de la personnalité : autant que ce que je dois orienter ailleurs. Quand vous cherchez un psychologue, c'est la question à poser avant toutes les autres : dans quelle spécialité a-t-il été formé.
Master en sciences psychologiques, à finalité spécialisée en psychologie clinique, obtenu avec distinction à l'Université de Liège. Deux courants y ont marqué mon orientation : les thérapies cognitivo-comportementales dites classiques, et les approches processuelles de troisième vague. C'est également là que j'ai été formé à la psychométrie de la personnalité (NEO PI-R, TCI-R). Le diplôme est enregistré auprès de l'ARS, sous le n° RPPS 10009327874.
Un parcours au sein d'une équipe pluridisciplinaire, auprès de patients présentant des troubles sévères et durables. On y apprend deux choses qu'un cabinet seul n'enseigne pas : reconnaître ce qui relève de l'urgence, et travailler avec d'autres professionnels plutôt qu'à côté d'eux.
Installé au 101 rue de Valenciennes depuis 2024. Une patientèle large (enfants, adolescents, adultes, couples) venant de Calais et de sa périphérie : Coquelles, Coulogne, Marck, Guînes, Ardres, Sangatte.
EMDR niveaux 1 et 2. Troubles du comportement de l'enfant et de l'adolescent : formation du Centre Peps-E et du Training Institute for Psychology & Health (Liège), conçue par la Professeure Isabelle Roskam. La formation initiale d'un psychologue a une date ; sa pratique, non.
Devant une pensée qui fait souffrir (« je vais échouer », « je suis un poids pour les autres ») il y a deux questions possibles, et elles ne se posent pas dans les mêmes situations.
La première : cette pensée résiste-t-elle à l'épreuve des faits ? C'est la question de la TCC classique. On ne cherche pas à la remplacer par une pensée agréable : on la traite comme une hypothèse, et on la met à l'essai. C'est l'écart entre ce qui était prédit et ce qui arrive réellement qui produit le changement.
La seconde : à supposer qu'elle ne cède pas, faut-il pour autant lui obéir ? C'est la question des approches de troisième vague. Certaines pensées ne se réfutent pas, un deuil ne se discute pas, une inquiétude pour un enfant malade n'est pas irrationnelle. On travaille alors la place qu'elles prennent, et surtout ce qu'on continue de faire malgré elles, dans le sens de ce qui compte.
Ces deux questions ne s'opposent pas. Choisir laquelle poser, et quand, c'est une grande part du travail d'évaluation.
Le piège. La réaction la plus naturelle face à une pensée pénible est d'essayer de ne pas y penser. C'est aussi la plus contre-productive : l'effort de suppression exige de vérifier qu'on n'y pense pas, donc d'y penser. Beaucoup de personnes arrivent en consultation épuisées non par leurs symptômes, mais par le combat qu'elles mènent contre eux depuis des années.
Que les TCC fonctionnent : c'est l'approche psychothérapeutique la plus étudiée, avec plus de 400 essais randomisés pour la seule dépression. Que l'EMDR et les TCC centrées sur le trauma sont recommandées pour l'état de stress post-traumatique par la HAS, l'OMS et l'INSERM.
Que ma méthode serait supérieure aux autres psychothérapies structurées : les comparaisons directes montrent des écarts faibles, y compris entre TCC classique et approches de troisième vague. Disposer des deux n'est pas une prise de position, c'est une façon de ne pas faire entrer chaque situation dans le seul outil qu'on maîtrise.
Un résultat. Les chiffres publiés sont des moyennes calculées sur de grands groupes : ils ne prédisent pas un cas individuel, et une part de patients ne répond pas suffisamment, quelle que soit l'approche. C'est une raison de mesurer l'évolution en cours de suivi plutôt que de présumer de l'issue.
Je ne prescris pas : c'est le rôle du médecin. Je ne pratique pas d'approches dont l'efficacité n'est pas documentée. Et lorsqu'une demande relève d'un autre champ ou d'un autre professionnel, je le dis et j'oriente : c'est aussi une réponse.
Un cadre professionnel n'est pas une formalité administrative : c'est ce qui rend possible de dire en séance des choses qu'on ne dit nulle part ailleurs.
Le secret professionnel couvre l'intégralité de ce qui se dit, et jusqu'au fait même d'avoir consulté. Il ne connaît que les exceptions prévues par la loi. Le code de déontologie des psychologues encadre l'exercice : anonymat, respect du consentement, limites du champ de compétence. La supervision (le fait de soumettre régulièrement sa pratique au regard d'un pair) est ce qui empêche un praticien isolé de tourner en rond.
Pourquoi vous ne trouverez aucun témoignage ici. Vous en verrez sur d'autres sites de praticiens. Le code de déontologie impose pourtant l'anonymat des personnes suivies, et le secret professionnel s'étend au simple fait d'avoir consulté. Un témoignage anonymisé reste identifiable par l'entourage, et d'autres patients peuvent s'y reconnaître. Ce site ne présente donc que des éléments vérifiables : un diplôme, un numéro d'enregistrement, des méthodes et leur niveau de preuve.
Le psychiatre est médecin : il peut prescrire un traitement et ses consultations sont remboursées par l'Assurance Maladie. Le psychologue évalue et traite par la psychothérapie, sans prescrire. Les deux se complètent plus qu'ils ne s'opposent : un suivi psychologique se mène très bien en parallèle d'un traitement. En pratique, si la souffrance est intense, ancienne, ou s'accompagne d'un retentissement important sur le sommeil, l'appétit ou le travail, consulter d'abord votre médecin traitant reste le chemin le plus court.
Parce que le code de déontologie des psychologues impose l'anonymat des personnes suivies, et que le secret professionnel s'étend au simple fait d'avoir consulté. Même anonymisé et publié avec un accord écrit, un témoignage reste identifiable par l'entourage. C'est une contrainte, mais elle est assumée : elle vaut mieux qu'une preuve sociale obtenue au prix de la confidentialité.
Oui. Le titre de psychologue est protégé par la loi et son usage suppose l'enregistrement du diplôme auprès de l'Agence régionale de santé, qui attribue un numéro d'identification. Les diplômes délivrés dans l'Union européenne relèvent de ce même enregistrement. Mon numéro RPPS est le 10009327874 : il est public, et vérifiable pour n'importe quel professionnel de santé.
Oui. Les séances peuvent se dérouler en français ou en anglais, en présentiel comme en téléconsultation.
Oui, mais les délais sont réels : l'agenda est généralement complet plusieurs semaines à l'avance. Les créneaux disponibles apparaissent en temps réel sur Doctolib, et les désistements y sont remis en ligne automatiquement. En cas de situation urgente, ne comptez pas sur un rendez-vous de cabinet : appelez le 15, ou le 3114 (prévention du suicide, 24h/24, gratuit).
101 Rue de Valenciennes
62100 Calais
Cabinet situé à Calais, accessible depuis Coquelles, Coulogne, Marck, Guînes, Ardres et Sangatte. Le cabinet est à l'étage, par un escalier (pas d'ascenseur, non accessible en fauteuil roulant). Stationnement dans les rues alentour. Pas de salle d'attente : sonnez une fois à l'heure du rendez-vous.
Séances d'environ 50 minutes · français & anglais · présentiel ou téléconsultation sur demande. En cas d'empêchement, merci de prévenir au moins 24 h à l'avance : le créneau peut alors être proposé à une personne en attente.
Cabinet non conventionné Mon soutien psy : séances non remboursées par l'Assurance Maladie · Paiement en espèces · Facture sur demande pour votre mutuelle.
La prise de rendez-vous se fait en ligne, en quelques clics, sur Doctolib.
07 69 82 61 33