Calais · Dépression

« Je n'ai plus goût à rien » : ce n'est pas un manque de volonté

La perte d'élan est un symptôme, pas un trait de caractère. Elle obéit à des mécanismes précis, documentés, et modifiables. Prise en charge en TCC à Calais.

Cabinet de Clément Hellenis, psychologue à Calais
Activation comportementale & TCC
Diplômé de l'Université de Liège
Expérience en milieu psychiatrique
101 rue de Valenciennes, Calais
Le mécanisme

Pourquoi « ne rien faire » s'installe

Clément Hellenis, psychologue clinicien à Calais

Dans la dépression, une phrase revient presque toujours : « je n'ai plus d'énergie, plus goût à rien ». Ce n'est ni de la paresse, ni un défaut de volonté, c'est un symptôme, et il fonctionne selon une logique qu'on peut décrire précisément.

Ce qui se passe : certaines activités finissent par être associées à de la fatigue, de l'échec ou de l'angoisse. Elles déclenchent alors un malaise par anticipation, avant même d'avoir commencé. On évite, et l'évitement soulage immédiatement. Ce soulagement est une récompense : il renforce l'évitement, qui devient un réflexe.

Mais ce qui apaise à court terme aggrave à long terme. Moins on agit, moins on a d'occasions de ressentir du plaisir ou de l'accomplissement, donc moins on a d'énergie, donc moins on agit encore. À chaque tour, l'estime de soi baisse d'un cran.

⚠ Le piège : « j'attendrai d'avoir envie pour m'y mettre. » Dans la dépression, l'envie ne revient pas avant l'action : c'est l'action qui ramène l'envie. Attendre la motivation, c'est rester dans le cercle. C'est contre-intuitif, et c'est pourtant le point d'appui de la prise en charge.

Ce qui l'entretient

Deux moteurs à connaître

La rumination

Une machine à penser tourne en fond : « pourquoi moi », « qu'est-ce qui cloche chez moi », « ça devrait aller plus vite ». Ruminer ressemble à un travail utile : on a l'impression de chercher une solution. C'est ce qui rend la boucle si difficile à quitter : elle est entretenue par la promesse d'une réponse qui n'arrive jamais.

La comparaison avec « l'autre fois »

« La dernière fois, j'avais remonté plus vite. » Cette comparaison est presque toujours faussée : la mémoire résume (on retient « trois mois », pas les semaines vécues à l'intérieur) et l'humeur basse fait paraître le passé plus facile qu'il ne l'a été.

La guérison se fait par vagues, pas en ligne droite. Il y a des creux, et c'est le déroulement habituel : pas le signe d'un échec. Le problème, c'est que dans un creux on ne voit plus la pente d'ensemble : on ne voit que le creux, et on conclut à tort qu'on est revenu au point de départ.

La prise en charge

L'activation comportementale, concrètement

01

Commencer très petit

Un premier pas si petit qu'il paraît presque trop facile : s'habiller, ouvrir les rideaux, sortir cinq minutes. L'objectif n'est pas la performance : c'est de relancer la dynamique. Un petit pas tenu vaut mieux qu'un grand objectif abandonné.

02

Viser le sens et le plaisir

Alterner des activités agréables et des activités de maîtrise : celles qui donnent un sentiment d'accomplissement. Les deux nourrissent l'humeur, et pas de la même façon.

03

Observer l'effet, pas l'envie de départ

Noter après coup ce qui a réellement été ressenti. On découvre presque toujours un écart avec ce qui avait été prédit : « je pensais que ce serait inutile, et ça m'a fait du bien ». C'est cet écart qui déplace les choses.

04

Passer du « pourquoi » au « comment »

Contre la rumination : changer de question. Non pas « pourquoi je n'y arrive pas », qui n'a pas de réponse, mais « qu'est-ce qui est difficile, là, et quel est le premier pas ? » Un lieu, une heure, un geste précis.

Ce qu'on cherche n'est pas spectaculaire. L'humeur ne passe pas de 2 à 8 dans la journée. Elle passe de 2 à 4, et le rendez-vous n'a pas été annulé. C'est exactement l'objectif : de petits déplacements, répétés, qui inversent le cercle.

Questions fréquentes

Ce que l'on me demande souvent

Déprime passagère ou dépression ?

La tristesse est une émotion normale, liée à un contexte, et elle reste mobile : un bon moment peut encore faire du bien. Dans un épisode dépressif, l'humeur basse et la perte d'intérêt sont installées presque toute la journée, presque tous les jours, sur plusieurs semaines, avec un retentissement net sur le sommeil, l'appétit, la concentration et le fonctionnement quotidien. Le diagnostic se pose en entretien, pas sur une liste.

Psychothérapie ou antidépresseur ?

La prescription relève du médecin. Psychothérapie et traitement médicamenteux ne s'opposent pas et sont fréquemment associés. Le choix dépend de l'intensité de l'épisode, de son histoire et de vos préférences. Un traitement en cours ne se modifie jamais sans son prescripteur.

Combien de temps avant que ça aille mieux ?

Il n'existe pas de délai standard, et méfiez-vous de qui vous en promet un. Ce qui est documenté, en revanche, c'est que la sortie se fait par vagues et que les premiers déplacements sont modestes. Le repère utile n'est pas ce que vous ressentez un jour donné, c'est ce que vous vous autorisez à entreprendre quelques semaines plus tard.

Est-ce que je vais devoir « parler de mon enfance » ?

Pas nécessairement. La prise en charge que je propose part de ce qui entretient le problème aujourd'hui : c'est là qu'on a le plus de prise. L'histoire personnelle est prise en compte lorsqu'elle éclaire le fonctionnement actuel, pas par principe.

Si les pensées deviennent très sombres. La dépression peut s'accompagner d'idées noires. Vous n'avez pas à traverser cela seul : parlez-en à votre médecin ou à votre psychologue, même brièvement, même si cela vous paraît disproportionné. Le 3114, numéro national de prévention du suicide, répond gratuitement 24 h/24 et 7 j/7. En cas d'urgence vitale : le 15 ou le 112.

Infos pratiques

Cabinet, horaires & tarifs

Le cabinet

101 Rue de Valenciennes
62100 Calais

07 69 82 61 33

Cabinet situé à Calais, accessible depuis Coquelles, Coulogne, Marck, Guînes, Ardres et Sangatte. Le cabinet est à l'étage, par un escalier (pas d'ascenseur, non accessible en fauteuil roulant). Stationnement dans les rues alentour. Pas de salle d'attente : il suffit de sonner une fois à l'heure du rendez-vous, sans arriver plus de 5 minutes en avance.

Horaires
Lundi – Vendredi8h50 – 19h00
Samedi – DimancheFermé

Séances d'environ 50 minutes · français & anglais · présentiel ou téléconsultation sur demande. En cas d'empêchement, merci de prévenir au moins 24 h à l'avance : le créneau peut alors être proposé à une personne en attente.

Tarifs
Consultation TCC / EMDR70 €
Enfant ou adolescent70 €
Bilan de personnalité200 – 370 €

Cabinet non conventionné Mon soutien psy : séances non remboursées par l'Assurance Maladie · Paiement en espèces · Facture sur demande pour votre mutuelle.

Autres motifs

Ce que je prends aussi en charge

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La prise de rendez-vous se fait en ligne, en quelques clics, sur Doctolib.

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