Les mêmes disputes qui reviennent, ou le silence qui s'installe : ce qui use un couple est rarement le sujet du conflit, c'est la boucle dans laquelle il tourne. C'est elle qu'on travaille, à trois.

Consulter à deux n'est pas l'aveu d'un échec, et se disputer n'est pas le signe qu'un couple est fini, des couples solides se disputent, des couples à bout ne se disputent plus. Ce qui abîme un couple, ce n'est presque jamais le sujet des conflits : c'est la manière dont ils tournent, toujours la même.
La plupart des couples en difficulté sont pris dans un cycle dont les places sont étonnamment stables. L'un poursuit : il demande, insiste, reproche, parce que c'est sa manière de dire que la relation lui manque. L'autre se retire : il élude, se tait, s'absorbe ailleurs, parce que c'est sa manière de protéger la relation de l'escalade. Et chacun répond non pas à ce que l'autre ressent, mais à ce que l'autre montre : plus l'un poursuit, plus l'autre se retire ; plus l'autre se retire, plus l'un poursuit. Vu de l'intérieur, chacun a raison. Vu de l'extérieur, le cycle se nourrit tout seul, et c'est lui, pas l'un des deux, qu'on prend pour cible en thérapie.
Le piège. Venir pour faire changer l'autre, ou pour qu'un arbitre désigne qui a raison. C'est la demande la plus fréquente, et la plus sûre façon de reproduire en séance le cycle qu'on vient traiter. Je ne suis l'avocat d'aucun des deux : mon client, c'est la relation. Le jour où chacun repère sa propre part du cycle (pas celle de l'autre) le travail a commencé.
Les mêmes disputes, sur les mêmes sujets, avec la même fin, ou leur contraire exact : le silence installé, les sujets qu'on n'aborde plus parce qu'on en connaît le prix.
Vivre côte à côte plutôt qu'ensemble : une intimité émotionnelle ou physique qui s'étiole, sans conflit spectaculaire, ce qui rend le moment de consulter difficile à repérer.
Infidélité, deuil, maladie, arrivée d'un enfant, recomposition familiale : un événement a fait effraction, et le couple n'arrive pas à retrouver un équilibre, l'ancien ou un nouveau.
Certains couples consultent pour clarifier : continuer, et comment ; ou se séparer, et comment. Une séparation qui se décide et s'organise posément, surtout avec des enfants, est aussi une issue de travail légitime.
Les séances durent environ une heure et réunissent les deux partenaires : c'est le couple qui est suivi, pas deux patients côte à côte. Des entretiens individuels ponctuels peuvent s'y ajouter, avec une règle posée dès le départ pour protéger le cadre : je ne suis le dépositaire d'aucun secret qui concernerait directement la relation et que l'autre ne pourrait entendre. Ce qui doit être travaillé doit pouvoir l'être à trois.
Le travail lui-même est concret, dans la ligne des approches comportementales du couple dont l'efficacité sur la détresse conjugale est documentée : mettre le cycle à plat jusqu'à ce que chacun y reconnaisse sa part, réapprendre les échanges qui ont disparu, se parler pour se comprendre et non pour instruire un dossier, et expérimenter entre les séances. L'honnêteté habituelle de ce site vaut ici aussi : aucune thérapie ne « sauve » un couple de l'extérieur, et les moyennes des études ne prédisent pas un cas. Ce que le travail garantit, c'est un cadre où ce qui doit se dire peut se dire, et une méthode pour que cela produise autre chose qu'une dispute de plus.
Une limite claire. La thérapie de couple n'est pas indiquée dans les situations de violence conjugale : mettre les deux partenaires dans la même pièce pour « travailler la communication » peut y aggraver le danger. Si vous êtes concerné·e, le 3919 (Violences Femmes Info, gratuit, anonyme) est l'interlocuteur adapté, et en cas de danger immédiat, le 17. Un accompagnement individuel reste par ailleurs toujours possible au cabinet.
Oui. Un cycle se joue à deux, mais il suffit qu'un des deux change sa part pour que le cycle ne puisse plus tourner tout à fait pareil. Commencer seul est fréquent, et il arrive souvent que l'autre rejoigne le travail une fois qu'il a constaté que la démarche ne visait pas à le mettre en accusation.
Non. Mon client est la relation. Chacun des deux doit pouvoir repartir des séances en se sentant entendu, y compris quand ce qui s'y est dit était difficile à entendre.
Personne ne peut le savoir de l'extérieur : c'est ce que l'évaluation sert à regarder. Les couples consultent en moyenne longtemps après l'installation des difficultés, et plus le cycle est ancien, plus le travail demande de temps. Consulter tôt est un raccourci, pas un aveu.
La thérapie de couple n'a pas pour mission de maintenir un couple à tout prix : elle offre un cadre pour décider, et si la décision est la séparation, pour qu'elle se fasse posément, en limitant les dégâts, particulièrement pour les enfants. Une séparation travaillée n'est pas un échec de la thérapie.
80 € la séance, d'environ une heure. Les consultations de couple ne sont pas remboursées par l'Assurance Maladie ; certaines mutuelles prennent en charge des séances de psychologue : une facture est remise sur demande.
101 Rue de Valenciennes
62100 Calais
Cabinet situé à Calais, accessible depuis Coquelles, Coulogne, Marck, Guînes, Ardres et Sangatte. Le cabinet est à l'étage, par un escalier (pas d'ascenseur, non accessible en fauteuil roulant). Stationnement dans les rues alentour. Pas de salle d'attente : sonnez une fois à l'heure du rendez-vous.
Séances d'environ 50 minutes · français & anglais · présentiel ou téléconsultation sur demande. En cas d'empêchement, merci de prévenir au moins 24 h à l'avance : le créneau peut alors être proposé à une personne en attente.
Cabinet non conventionné Mon soutien psy : séances non remboursées par l'Assurance Maladie · Paiement en espèces · Facture sur demande pour votre mutuelle.
La prise de rendez-vous se fait en ligne, en quelques clics, sur Doctolib.
07 69 82 61 33