Calais · Épuisement professionnel

Le burn-out n'est pas une faiblesse : et ce n'est pas non plus un mot fourre-tout

Un épuisement qui ne se répare plus par le repos, une distance qui s'installe, un sentiment de ne plus rien faire correctement. Évaluation rigoureuse et prise en charge en TCC à Calais.

Cabinet de Clément Hellenis, psychologue à Calais
Évaluation clinique rigoureuse
Diplômé de l'Université de Liège
Expérience en milieu psychiatrique
101 rue de Valenciennes, Calais
De quoi parle-t-on

Un mot très employé, un statut mal connu

Clément Hellenis, psychologue clinicien à Calais

Le burn-out est décrit selon trois dimensions : un épuisement, une fatigue qui ne se répare plus par le repos ; une distance mentale vis-à-vis du travail, faite de désengagement et de cynisme ; et un sentiment d'inefficacité professionnelle. S'y ajoutent fréquemment des difficultés de concentration, des troubles du sommeil et un retrait social.

Un point est peu connu et pourtant important : la classification internationale de l'Organisation mondiale de la santé (CIM-11) range le burn-out parmi les phénomènes liés au travail (résultant d'un stress professionnel chronique qui n'a pas été géré avec succès) et non parmi les maladies ou les troubles mentaux.

Ce n'est pas un détail administratif. Cela veut dire qu'il n'existe pas de critères diagnostiques consensuels (plus de cent définitions ont été proposées depuis les années 1970) et que le mot recouvre, en pratique, des situations cliniques très différentes.

⚠ Le piège : s'arrêter au mot. Se dire « je fais un burn-out » soulage, le mot est légitime, il désigne quelque chose de réel et il ne culpabilise pas. Mais il ne dit pas ce qui se passe. Or, derrière un tableau d'épuisement, on peut trouver un épisode dépressif caractérisé, un trouble anxieux, un trouble du sommeil, ou une cause médicale. Ces situations ne se traitent pas de la même façon.

Une question non tranchée

Burn-out et dépression : où en est-on vraiment

C'est la question la plus débattue du domaine, et il faut le dire honnêtement : elle n'est pas résolue. Deux positions coexistent dans la littérature, chacune appuyée sur des données solides.

« Un recouvrement problématique »

Une série de travaux montre que l'épuisement (le cœur du burn-out) corrèle plus fortement avec les symptômes dépressifs qu'avec les deux autres dimensions du burn-out lui-même. Dans une étude portant sur plus de 5 500 enseignants, une large majorité des personnes identifiées comme « en burn-out » remplissaient également les critères d'un épisode dépressif.

« Deux entités distinctes »

D'autres travaux, utilisant des méthodes d'analyse factorielle sur de larges échantillons européens, retrouvent un socle commun de détresse psychologique et des facteurs spécifiques distincts pour chacun. Les revues les plus récentes penchent pour des constructions liées mais non synonymes.

La conséquence pratique, elle, ne fait pas débat. Quel que soit le camp que l'on retient, un tableau d'épuisement impose de rechercher systématiquement un épisode dépressif, parce que les deux se ressemblent, parce qu'ils coexistent souvent, et parce qu'ils n'appellent pas la même prise en charge. C'est précisément le travail de l'évaluation initiale.

La prise en charge

Ce que l'on travaille concrètement

01

Évaluer avant d'agir

Distinguer ce qui relève de l'épuisement lié au travail, d'un épisode dépressif, d'un trouble anxieux, ou de plusieurs à la fois. C'est cette étape qui détermine la suite, et elle ne se bâcle pas.

02

Récupérer

Restaurer les conditions de base : sommeil, rythmes, charge. Cette phase est nécessaire mais jamais suffisante, s'arrêter sans rien comprendre expose à une répétition à l'identique.

03

Identifier ce qui a mené là

Les facteurs organisationnels (charge, autonomie, reconnaissance, conflits de valeurs) et les facteurs personnels qui ont pu y contribuer : difficulté à poser des limites, perfectionnisme, valeur personnelle indexée sur la performance.

04

Préparer la suite

Le retour au travail, ou la décision d'en changer, se prépare. On travaille ce qui devra être différent, et ce qui est réellement sous votre contrôle, par distinction de ce qui ne l'est pas.

Ce qu'un psychologue ne fait pas. L'arrêt de travail, l'aménagement de poste et la reconnaissance en maladie professionnelle relèvent du médecin traitant et du médecin du travail. Mon rôle est distinct et complémentaire : comprendre ce qui s'est joué, et travailler ce qui peut l'être.

Questions fréquentes

Ce que l'on me demande souvent

Le burn-out est-il une maladie reconnue ?

Pas au sens d'un trouble mental. La CIM-11 de l'OMS le classe comme un phénomène lié au travail, non comme une maladie. En France, il n'est pas inscrit au tableau des maladies professionnelles, mais une reconnaissance reste possible au cas par cas par une procédure spécifique. Ces questions relèvent du médecin et non du psychologue.

Faut-il un arrêt de travail ?

C'est une décision médicale. Ce que je peux dire, c'est qu'un arrêt seul, sans travail sur ce qui a mené à l'épuisement, expose souvent à une répétition, le repos restaure l'énergie, il ne modifie pas les conditions qui l'ont épuisée.

Est-ce que ça peut arriver à quelqu'un qui aime son travail ?

Oui, et c'est même fréquent. Le surinvestissement est un facteur de risque, pas une protection : on ne s'épuise pas sur ce qui nous est indifférent, et c'est souvent l'incapacité à décrocher qui use. Le désengagement qui apparaît ensuite est une conséquence, pas une cause.

Et si ce n'est pas lié au travail ?

Le mot burn-out a été forgé pour le contexte professionnel, mais des tableaux d'épuisement comparables s'observent chez des personnes exerçant un rôle d'aidant : auprès d'un enfant en situation de handicap, d'un parent âgé. Le cadre du travail change, le mécanisme est proche, et l'accompagnement aussi.

Le perfectionnisme joue-t-il un rôle ?

Il est associé à l'épuisement professionnel, mais pas de la façon qu'on imagine. Ce n'est pas le fait de viser haut qui épuise : c'est l'autocritique, la peur de l'erreur et le sentiment de devoir être irréprochable. Viser haut, à lui seul, est faiblement lié à l'épuisement : parfois même protecteur.

Si les pensées deviennent très sombres. L'épuisement s'accompagne parfois d'idées noires. N'attendez pas pour en parler : à votre médecin, à votre psychologue, ou à un proche. Le 3114, numéro national de prévention du suicide, répond gratuitement 24 h/24 et 7 j/7. En cas d'urgence vitale : le 15 ou le 112.

Infos pratiques

Cabinet, horaires & tarifs

Le cabinet

101 Rue de Valenciennes
62100 Calais

07 69 82 61 33

Cabinet situé à Calais, accessible depuis Coquelles, Coulogne, Marck, Guînes, Ardres et Sangatte. Le cabinet est à l'étage, par un escalier (pas d'ascenseur, non accessible en fauteuil roulant). Stationnement dans les rues alentour. Pas de salle d'attente : sonnez une fois à l'heure du rendez-vous.

Horaires
Lundi – Vendredi8h50 – 19h00
Samedi – DimancheFermé

Séances d'environ 50 minutes · français & anglais · présentiel ou téléconsultation sur demande. En cas d'empêchement, merci de prévenir au moins 24 h à l'avance : le créneau peut alors être proposé à une personne en attente.

Tarifs
Consultation TCC / EMDR70 €
Enfant ou adolescent70 €
Bilan de personnalité200 – 370 €

Cabinet non conventionné Mon soutien psy : séances non remboursées par l'Assurance Maladie · Paiement en espèces · Facture sur demande pour votre mutuelle.

Autres motifs

Ce que je prends aussi en charge

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